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Savoir repérer un cheval préparé pour une course de trot ( course visée )

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L’un des objectifs majeurs du joueur avant de parier est de bien cerner les forces en présence, et l’un des aspects principaux est celui de repérer ceux qui ont été préparés avec soin pour la course étudiée (on parle de "course visée"), en somme savoir quels sont les chevaux au départ, pour lesquels l’entourage a fait de cette course en question, un objectif visé d'ou l'expession de "course visée" ! 

Si le maître mot est l’expérience du turfiste acquise dans le  temps, et s'il n’existe pas de recette miracle, il existe par contre bel et bien quelques angles d’approche permettant de déceler ces chevaux, sans avoir eu l’information directe de l’entourage du cheval. Le trot et le galop possédant des particularités bien distinctes, nous nous pencherons ici uniquement sur le trot en vous offrant quelques indices de repérage d’un cheval préparé pour la course.

Les conditions de course

Point crucial dans l’analyse d’une compétition, les conditions de course doivent être analysées avec une attention toute particulière. Dans ce paragraphe, nous traiterons de deux catégories différentes, les courses fermées et les courses sans plafond de gains.

Les courses fermées

Les courses fermées sont les courses où il existe un plafond de gains, c’est à dire un maximum de gains fixés pour la participation à la course. Pour faire simple, plus le cheval est proche du plafond des gains, et plus l’engagement est de qualité. Disons qu’un cheval possédant moins de 10 % d’écart de gains avec ce plafond en question bénéficie d’un engagement de choix. Ces courses sont parfois disputées avec deux échelons de départ, mais de nos jours, rares sont les courses réellement visées lorsque le cheval doit rendre 25 mètres. Donc, nous dirons que l’indice de repérage décrit ici, concerne avant tout le cheval à moins de 10 % du plafond des gains dans les courses sans rendement de distance, ou 10 % du plafond des gains du premier échelon de la course. En outre, cet indice de repérage est double pour un cheval bien engagé au gain et qui court face à ses aînés. En effet, l’une des règles d’or dans l’analyse des conditions de course au trot est de bien comprendre que, dans un ordre général, un cheval plus jeune qui a autant de gains qu’un plus vieux est intrinsèquement meilleur…

Indice de repérage : Le cheval a moins de 10 % de gains que le maximum autorisé pour une course avec un seul échelon de départ, ou moins de 10 % de gains que la limite du recul de 25 mètres pour une course avec plusieurs échelons de départ

 

Les courses sans plafond de gains

Globalement, ces courses sont les grandes courses, les courses de Groupe I et de Groupe II. Le raisonnement doit donc être différent, et le mot d’ordre sera avant tout de bien suivre l’actualité, sur Turfomania et avec d’autres sources d’informations hippiques. En effet, il est ici assez facile de savoir quels chevaux, on parle ici des champions, ont été préparés avec soins. Pour les Groupes I, que cela soit pour un Grand Prix d’Amérique, un Grand Prix de France, Prix du Cornulier ou un Critérium, le turfiste se doit de savoir quels sont les champions qui se présentent au départ en étant prêts. Au niveau des Groupes II, mais également parfois pour les Groupes III, les choses sont parfois plus floues. Il s’agit ici, soit de s’informer, le passionné doit y arriver, soit de bien analyser le calendrier proposé à ces champions. En effet, si le Groupe I est proche, disons à moins d’un mois, le champion peut être là en guise de préparation, tandis qu’un cheval juste sous les meilleurs peut lui faire de ce Groupe proche du Groupe I un véritable objectif, son entourage pouvant se savoir barré dans le Groupe I.  

Le déferrage

Au trot, l’aspect de la ferrure est devenu au fil des années un aspect capital dont on ne peut nier l’importance, tant au niveau du sport qu’au moment de faire son papier. 

Dans le cadre de notre article, nous nous intéresserons avant tout aux chevaux qui sont présentés au départ de la course totalement déferrés, c’est à dire ceux qui sont inscrits au programme « D4 », une information que vous trouverez bien sûr sur Turfomania. Tout d’abord, il faut être conscient qu’un entraîneur ne déferre jamais un cheval sans raisons. En effet, le déferrage d’un cheval n’est jamais anodin, cela abîmant le sabot du cheval et ne pouvant donc se faire à outrance… Dès lors, il s’agit souvent d’un indice de repérage pour nous. Maintenant, cela est également insuffisant pour en faire un indice de repérage systématique. Cela en devient un essentiellement quand le cheval ne l’est pas très souvent, voir même lorsqu’il l’est pour la première fois. Le déferrage étant améliorateur de la performance du cheval, les entraîneurs qui ne l’utilise qu’à bon escient, sont forcément intéressants à suivre. Dès lors, un cheval qui n’a pas été déferré des quatre plus de deux fois lors de ses cinq dernières courses peut être soupçonné d’avoir été préparé avec soin pour la course et que celle-ci soit un véritable objectif pour son entourage. Gardez cependant à l’esprit également lors de cette analyse du déferrage que celui-ci n’est autorisé qu’à partir de l’âge de 4 ans. Dès lors, à quatre ans, on retrouve forcément beaucoup de chevaux n’ayant encore été que très peu déferrés. L’information étant de fait moins à prendre les yeux fermés à cet âge, sauf s'ils ne sont pas plus de deux ou trois dans ce cas au départ de la course. 

Indice de repérage : Le cheval est « D4 » alors qu’il ne l’avait pas été plus de deux fois lors de ses cinq dernières courses

L’appel à un driver ou à un jockey

Point assez basique ici avec l’appel à un driver ou à un jockey. Nous employons ce terme basique car la très grande majorité des turfistes sont très attentifs à cela. L’observation est simple, si vous repérez un cheval dont l’entraîneur fait appel à un « top driver-jockey » sur une course alors qu’il ne le fait que rarement, cela peut être le signe d’une course visée. L’observation passe par la consultation des dernières associations du cheval, cette capacité d’analyse pour le turfiste pouvant être accrue par la connaissance des habitudes dans ce domaine de l’entraîneur.

Indice de repérage : L’entourage fait appel à un « grand » driver ou à un « grand » jockey 

Le nombre de course dans les 2 mois précédents

Passionnés de courses hippiques, vous n’êtes pas sans savoir que ces courses hippiques sont un sport à part entière, un sport de haut niveau où les compétiteurs arrivent sur un objectif après une minutieuse préparation. Dès lors, vous ne serez pas surpris que j’évoque ici la notion de « pic de forme », ce moment où le cheval est dans la plénitude de ses moyens, lorsqu’il est amené au top par son entraîneur. Ici, le problème est que le turfiste est rarement « dans le secret des dieux », et connaître la période du pic de forme avec précision est impossible hormis quelques exceptions, les champions, par exemple, au sujet desquels l’entourage s’exprime régulièrement dans les médias hippiques. Dès lors, estimons que cette période de grande forme est d’une durée maximale d’un mois. Pour y arriver, le cheval passe par une phase de préparation, et comme globalement rien ne remplace la compétition pour être préparé au mieux, le cheval a besoin de courir un minimum avant d’être au top. Et voilà où nous souhaitons en venir pour aboutir sur un indice de repérage. Un cheval préparé pour un objectif a couru un minimum de courses avant celui-ci, et s'il a couru de trop nombreuses fois, cela n’est pas bon signe. L’incertitude étant de mise quant à la préparation effectuée à la maison au travail par l’entraîneur, nous fixerons la durée d’observation à deux mois. Pourquoi deux mois et pas un mois comme indiqué au dessus ?  Parce qu’ici, nous devons également inclure la phase dite de montée en pression, la phase de préparation en course. Pour nous, un cheval arrivant sur un véritable objectif ne doit pas avoir couru plus de quatre fois dans les deux mois précédents la course étudiée pour que l’on puisse considérer que la course soit possiblement un objectif indéniable. Ici, au final, je parlerai d’indice de repérage négatif. En somme, ce n’est pas forcément parce qu’il a couru quatre fois ou moins dans les deux mois précédents la course, que celle-ci soit visée, par contre s'il a couru cinq fois ou plus sur cette intervalle, il y a fort à parier que celle-ci ne le soit pas. En tout cas, on peut craindre que le cheval n'ait déjà pas mal, et peut être trop, puisé dans ses ressources avant de venir sur l’épreuve.

Indice de repérage négatif : Le cheval a couru cinq fois ou plus lors des deux derniers mois

L’aspect visuel sur place ou devant Equidia

Parlons ici de visuel et de l’aspect physique du cheval. Que l’on soit sur le bord de piste de l’hippodrome ou devant Equidia ou Equidia Racing, le physique du cheval peut également être un élément très intéressant pour repérer un cheval particulièrement prêt. On dira ici, un cheval parfaitement affûté. Comme indiqué lors d’un précédent paragraphe, nous parlons ici de sport, et un sportif se doit d’être présenté en parfait état physique avant un objectif, pour l’humain, comme pour l’équidé. Le cheval affûté entrera en piste avec un poil de souris, un poil brillant, ses muscles saillants. L’oeil aiguisé du turfiste averti sait repérer ce cheval, l’expérience étant ici le maître mot !

Indice de repérage : La condition physique du cheval « saute aux yeux »

Article rédigé par Sylvain Kerichard

Information mise à jour le 19/04/2018